Notre habitat est notre seconde peau.
La maison est le lieu ou l’on se pose, ou l’on se ressource, ou l’on reprend des forces ; c’est notre point d’ancrage comme le sont notre Hara et nos pieds pour notre corps.
Il est en quelque sorte un prolongement de nous même. C’est pourquoi il n’y a pas de frontière entre notre espace intérieur et celui dans lequel on vit. Les deux interagissent et font partie d’un tout.
 
En Asie, la première recommandation pour rétablir l’harmonie dans un lieu, est de trier tout ce que l’on y  a accumulé (objets, vêtements, papiers, carnet d’adresses..). L’objectif étant de se décharger de tout  ce qui nous encombre, de tout ce qui nous empêche de respirer et ainsi  de refaire circuler le qi dans un espace qui était jusque là stagnant, désinvesti ou surinvesti.
Ce grand tri conscient permet de recréer du mouvement, de laisser la place à autre chose.
 
Il en est de meme pour notre espace intérieur.
 
La rivière s’obstrue à force d’accumulation de déchets, l’eau stagne et se pollue.
Nos croyances et nos jugements empêchent la libre circulation de l’énergie en nous. Dès lors que la mise en lumière se fait sur ces parties de nous même, la conscience les renvoie dans le courant ; l’eau s’éclaircie, et laisse la place à la vie qui s’écoule en nous.
 
Valérie Rouiller
 
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